Palmarès par pays
Les races de chat préférées en Suisse : le classement chiffré
La Suisse nous offre quelque chose que presque aucun pays ne donne : des chiffres qui comptent les chats réellement vivants, et pas seulement les naissances déclarées. La base Identitas, mandatée par la Confédération, recense les animaux identifiés par puce. Autrement dit, on ne regarde pas ce que les élevages produisent, mais ce que les foyers accueillent.
Le trio de tête ne laisse aucune place au doute : le Maine Coon devant, le British Shorthair juste derrière, puis le Bengal. Presque la même hiérarchie que chez le voisin français, à quelques nuances près que nous détaillons plus bas.
Et puisque nous préférons les chiffres honnêtes aux chiffres flatteurs : l'enregistrement reste volontaire, et surtout la base est écrasée par les chats sans race. Européens et croisés s'y comptent par centaines de milliers, très loin devant n'importe quelle race. Le podium qui suit ne concerne donc qu'une minorité de chats suisses.
Par Jade · La voix de la communauté
Sommaire
Les races à connaître
Cliquez sur une race pour sa fiche complète : caractère, santé, prix et robes, vérifiés à la source.
Le classement des races en Suisse
D'après les données Identitas les plus récentes, le Maine Coon domine avec plus de 35 000 chats enregistrés, talonné par le British Shorthair (environ 32 600). Le Bengal complète le podium avec plus de 16 000 sujets, devant le Chat des forêts norvégiennes et le Ragdoll, tous deux autour de 10 000.
Suivent le Sacré de Birmanie, le Persan, le Sibérien et le Siamois, chacun entre 7 000 et 9 000 chats identifiés. Le Sphynx, le British Longhair, le Scottish Fold, le Bleu russe, le Chartreux et l'Abyssin ferment le haut du classement. Chaque race renvoie vers sa fiche détaillée dans la liste ci-dessous.
Suisse et France : mêmes favoris, quelques écarts
La comparaison avec la France est éclairante. Dans les deux pays, le Maine Coon est le grand favori, ce qui confirme son statut de star européenne. Mais la Suisse place le British Shorthair très haut, à la deuxième place, alors qu'il n'est que cinquième en France. Le Bengal est également mieux classé en Suisse, sur le podium, contre la quatrième place en France.
Ces écarts rappellent qu'une popularité se lit toujours dans un contexte. Ils reflètent aussi la nature différente des deux sources : la Suisse mesure une population identifiée et vivante, la France des naissances annuelles de chats de race. Deux angles complémentaires qui, ensemble, dessinent le même trio de tête germano-européen.
Enregistrés ou recherchés : ce que révèle la comparaison
En Suisse aussi, comparer les chats réellement enregistrés (données Identitas) avec l'intérêt de recherche en ligne éclaire l'écart entre possession et curiosité. Le Maine Coon domine les deux, sans surprise. Mais certaines races racontent une autre histoire.
Le cas le plus frappant est le Norvégien : quatrième race la plus enregistrée en Suisse, il est pourtant très peu recherché en français. L'explication tient largement à la langue, puisque la majorité germanophone le cherche sous son nom allemand. Le Sibérien connaît le même effet. À l'inverse, le Chartreux est bien plus recherché qu'enregistré, porté par son aura en Suisse romande francophone.
Cette comparaison rappelle une limite honnête de l'intérêt de recherche dans un pays plurilingue : mesuré en français, il reflète surtout la Suisse romande et sous-estime les races prisées côté alémanique. Les données Identitas, elles, couvrent tout le pays : c'est pourquoi elles restent notre référence principale pour la Suisse, l'intérêt de recherche venant en complément.
Ce que la base Identitas mesure vraiment
Identitas n'est pas un livre des origines : le registre d'élevage des chats de race suisses est tenu par la Fédération Féline Helvétique, qui ne publie pas de statistiques accessibles. Identitas mesure autre chose, la population réellement pucée, ce qui reflète la présence effective des races dans les foyers plutôt que les naissances en élevage.
Deux limites à garder en tête. D'abord, l'identification des chats est volontaire en Suisse, à la différence des chiens : la base ne couvre donc pas toute la population féline. Ensuite, comme partout, les chats sans race dominent très largement : les catégories européen et croisé y sont de loin les plus nombreuses, preuve que le chat de gouttière reste le vrai chat préféré des Suisses.
Ce que la Suisse nous offre et que presque personne d'autre ne donne, c'est un décompte de chats vivants plutôt que de naissances déclarées. Cela change la lecture : on ne regarde pas ce que les élevages produisent, mais ce que les foyers gardent.
Et la vraie information est peut-être celle qu'on lit entre les lignes du classement : les chats sans race y sont si nombreux que le podium des races ne concerne qu'une petite minorité de chats suisses.
Par Jade · La voix de la communautéQuestions fréquentes
Quelle est la race de chat préférée en Suisse ?
Le Maine Coon arrive en tête des chats de race identifiés en Suisse, avec environ 35 000 sujets enregistrés, juste devant le British Shorthair. Le Bengal complète le podium. Comme en France, le Maine Coon est le grand favori.
Le classement suisse est-il différent du classement français ?
Le trio de tête est proche, mais avec des écarts. La Suisse place le British Shorthair deuxième, très au-dessus de son rang français, et le Bengal sur le podium. Le Maine Coon reste numéro un dans les deux pays.
D'où viennent ces chiffres ?
De la base d'identification des chats gérée par Identitas, société mandatée par la Confédération suisse. Elle recense les chats réellement pucés et vivants, ce qui reflète la population présente dans les foyers plutôt que les seules naissances en élevage.
Ces données couvrent-elles tous les chats suisses ?
Non. L'identification des chats est volontaire en Suisse, donc la base ne couvre pas toute la population féline. Et comme partout, les chats sans race (européen, croisé) y sont de très loin les plus nombreux : le chat de gouttière reste le vrai favori des Suisses.
Pourquoi le British Shorthair est-il si populaire en Suisse ?
Difficile de trancher avec certitude, mais son allure de peluche, son caractère calme et sa forte présence sur les réseaux sociaux en font un chat très recherché en Suisse comme en Allemagne voisine, où il figure aussi parmi les grands favoris.
Sources & références
Données vérifiées auprès de sources de référence (LOOF, allergologie, écoles vétérinaires).
Cette page est un guide d'orientation. Chaque chat est unique : nos fiches détaillent les tendances de chaque race, sources à l'appui.












